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Activités de la section parisienne d’Ettajdid :

Débat sur le code électoral tunisien à Paris

mercredi 9 avril 2008

À l’Espace Farabi, 16, rue Demarquay, 75010 Paris

11 avril 2008 à 19H00

Débat sur le code électoral tunisien


Paris - Mercredi 09 avril 2008

Med Lakhdar Ellala

Le 21 mars 2008, à l’occasion de l’anniversaire de l’Indépendance de la Tunisie, le Président Ben Ali a annoncé dans son discours un projet de réforme de la Constitution dans lequel il comptait inclure « …à titre exceptionnel, pour la prochaine élection présidentielle de 2009, la possibilité pour le premier responsable de chaque parti politique, qu’il soit président, secrétaire général ou premier secrétaire, de déposer sa candidature à la Présidence de la République, à condition qu’il ait été élu à ce poste et qu’il soit déjà, au moment du dépôt de la demande de candidature, en exercice depuis au moins deux années consécutives ».

Ainsi donc et pour la 3e fois, le pouvoir prend arbitrairement des mesures exceptionnelles pour permettant aux candidats de certains partis de l’opposition de se présenter aux élections présidentielles. Avec ces décisions exceptionnelles à répétition, le pouvoir reconnaît que le système électoral conçu et mis en œuvre par lui-même se trouve dans une impasse politique.

Comme l’a affirmé Ahmed Brahim, 1er Secrétaire d’Ettajdid, « La Tunisie est réellement et gravement malade de ses élections et il n’est pas admissible que celles de 2009 puissent être aujourd’hui une reproduction des précédentes ».

S’il est de bon droit de fixer les conditions de la candidature à la magistrature suprême, les amendements de la Constitution annoncés priveront les partis de l’opposition du droit de choisir de façon indépendante leurs candidats. Cette ingérence dans la vie interne des partis est inadmissible. Cette réforme de circonstance attendue, représente à cet égard un recul et traduit l’incapacité du système qui gouverne la Tunisie qui, sous prétexte d’ouverture, entretient en réalité l’hégémonie du RCD et de son président, sur la vie politique.

Le temps est venu pour nous de rejeter en bloc ces réformettes qui confisquent le droit des Tunisiennes et des Tunisiens à accéder au rang de citoyennes et des citoyens.

Pour sortir de ce cercle vicieux et répondre aux attentes légitimes de notre peuple et de sa jeunesse, nous devons unir nos forces pour imposer au pouvoir de :

  • reconnaître dans un nouveau système électoral à toute citoyenne et tout citoyen le droit de choisir et de participer à toutes les échéances électorales.
  • mettre en oeuvre des mesures concrètes et précises qui garantissent le pluralisme, la transparence et la crédibilité auprès du peuple tunisien des prochaines élections présidentielles, législatives et municipales.
  • procéder à un nouveau découpage électoral pour mettre fin au monopole du RCD et permettre l’émergence d’un pluralisme réel.
  • respecter les libertés individuelles et collectives et la liberté d’expression et des média.

Nous devons agir pour que le pouvoir ouvre un vrai dialogue national avec toutes les forces vives du pays sur tous les aspects du dossier électoral dans sa globalité et non pas le réduire à la seule liberté de candidature aux présidentielles.

Afin de discuter ensemble et dans un esprit unitaire du rôle et de l’apport des démocrates, des progressistes et des citoyens résidents tunisiens à l’étranger, nous vous invitons à une réunion de concertation et de réflexion commune.

Mohamed Lakhdar Ellala

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