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Réactions à l’annonce de la nouvelle Alliance :

Tunisie : lancement d’une alliance de partis d’opposition

samedi 12 juin 2010

10 juin 2010 13:26

TUNISIAN REPUBLIC, Tunisia - Dans le but de contrecarrer "l’hégémonie du parti au pouvoir", des formations de l’opposition tunisienne ont annoncé jeudi la constitution d’une alliance en vue de faire face aux prochaines échéances politiques.

Il s’agit en premier lieu l’élection présidentielle prévue en 2014, date à laquelle expire le mandat de l’actuel président Zine El Abidine Ben Ali.

Selon les dispositions de la Constitution qui limitent l’âge de la candidature à 75 ans, ce mandat est normalement le dernier du président en exercice qui aura à terme 78 ans.

Baptisée "alliance pour la citoyenneté et l’égalité", la nouvelle coalition regroupe deux partis légaux, le mouvement "Ettajdid" (Le Renouveau) dirigé par M. Ahmed Brahim, candidat à la présidentielle d’octobre dernier, le "forum démocratique pour le travail et les libertés (FDLT) du Dr Mustapha Ben Jaâfar, ainsi que deux formations de gauche, "le parti du travail patriotique et démocratique" et le "courant pour la réforme et le développement", et des personnalités indépendantes.

Face à la situation politique que vit la Tunisie "caractérisée par un grand verrouillage qui freine les énergies du pays et réduit ses capacités à affronter les difficultés économiques et sociales grandissantes", l’alliance naissante se présente comme une "opposition sérieuse, sereine et indépendante".

Elle se fixe pour objectifs notamment de promouvoir la scène politique et d’oeuvrer pour que "les élections soient libres, honnêtes et transparentes" en vue d’une "transition démocratique".

Pour M. Brahim, qui prône le dialogue et l’ouverture avec toutes les parties, y compris le pouvoir, "le pays a un besoin pressant de réformes politiques pour faire face aux défis actuels et résoudre les problèmes qui se posent dans les divers domaines".

"La situation de blocage ne peut pas se poursuivre et la Tunisie ne pourra pas supporter une

autre occasion perdue lors des prochaines élections, si jamais elles devaient se dérouler dans les mêmes conditions que celles d’octobre 2009", a lancé le chef du FDLT lors d’une conférence de presse.

Tout en considérant le pouvoir comme étant "le premier et le plus grand responsable de cette situation et de la dégradation de l’état des libertés", le Dr Ben Jaâfar estime que l’opposition se doit, quant à elle, de pallier sa dispersion et d’unir ses rangs pour "gagner en efficience et répondre aux attentes des citoyens".

Selon lui, "le principal défi est de lutter contre la démission des citoyens de la vie politique".

Parmi les valeurs qui les rassemblent, ces opposants proclament leur attachement au régime républicain démocratique, le refus de la violence et le respect du principe de l’alternance au pouvoir.

Ils entendent oeuvrer en faveur des principes et des critères des droits de l’Homme et du droit des citoyens à l’exercice de leurs libertés publiques, de la liberté de conscience et du culte.

Dans leur plate-forme commune, les partenaires de l’alliance proclament que celle-ci "reste ouverte à toutes les compétences et sensibilités intellectuelles et politiques qui partagent la même démarche et les mêmes objectifs".

Ils rejettent cependant "l’instrumentalisation de la religion dans les luttes politiques", excluant implicitement la participation des islamistes.

"Nous sommes pour un projet de société démocratique, progressiste et moderniste", a justifié le chef d’Ettajdid. AP

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