Mouvement Ettajdid حركة التجديد

Accueil > Français > Activités du Mouvement > Déclaration de « l’Alliance pour la Citoyenneté et l’Egalité » du (...)

Déclaration de « l’Alliance pour la Citoyenneté et l’Egalité » du 17-08-2010

samedi 28 août 2010

Tunis, le 17 aout 2010

Certaines parties au sein du parti au pouvoir, ainsi que des milieux qui lui sont acquis, s’activent ces derniers temps pour tenter de ramener la solution des différents problèmes du pays à un appel au président Zine El Abidine Ben Ali afin qu’il présente sa candidature aux prochaines élections de 2014, pour un sixième mandat, et adoptent, pour ce faire, un discours politique qui parle au nom des Tunisiennes et des Tunisiens, sans qu’aucune procuration démocratique ne leur ait été donnée pour cela.

L’Alliance pour la citoyenneté et l’égalité -qui s’est fondée sur des valeurs communes, au premier rang desquelles figurent « le régime républicain démocratique et ses principes, l’alternance pacifique au pouvoir par le biais d’élections libres et honnêtes ... la consécration de l’inviolabilité et de la primauté de la constitution et son évolution de manière à garantir la limitation de l’autorité des gouvernants et leur redevabilité », et qui a défini parmi ses objectifs « la promotion de son action en tant qu’opposition sérieuse et indépendante au regard des échéances politiques attendues »- tient à apporter à l’opinion publique les clarifications suivantes :

  • 1- Réduire l’agenda politique à cet appel, outre la personnalisation que cela recèle, constitue une tentative d’éviter d’aborder la question des besoins de réforme politiques essentielles et des exigences de changement démocratique dans notre pays. Les défis économiques, sociaux et politiques auxquels est confronté notre pays s’aggravent et se compliquent, dans un contexte marqué par une décision politique monopolisée et imposée par la contrainte. La légitimité du pouvoir, la stabilité du pays et l’affrontement des problèmes de développement dépendent de la participation des citoyens à la gestion de leurs affaires.
  • 2- La réforme politique, qui vise à développer les capacités de la société, à promouvoir le système de participation, à activer les institutions républicaines et à garantir des mécanismes d’alternance et de redevabilité, demeurent à la tête des préoccupations nationales, pour des élections libres et honnêtes en 2014 qui fondent une légitimité politique pour la période à venir. La poursuite de la fermeture politique et le rétrécissement des libertés menacent les acquis du pays et sa stabilité.
  • 3- Le mandat actuel du Président Ben Ali est, en vertu de la Constitution, le dernier, ce qui place le pays dans une situation transitoire. La priorité, aujourd’hui, à plus de quatre ans de la prochaine échéance politique, ne réside ni dans l’appel à la prolongation du mandat de l’actuel président, ni dans la prise à la légère d’un amendement sur mesure de la Constitution afin de consacrer l’immobilisme, et encore moins dans l’enfermement de la scène politique dans la fausse alternative de la prolongation ou son refus, mais plutôt dans l’appel des Tunisiennes et des Tunisiens à la réflexion sur l’avenir de leur pays, dans le cadre d’un débat national sans exclusive, autour des grandes questions nationales, garantissant des traitements constitutionnels aux problèmes, y compris ceux relatifs aux mécanismes et au contenu de la transition, afin que les élections générales de 2014 constituent une avancée qualitative et crédible qui concrétise le véritable pluralisme politique, rassure les citoyens quant à leur vécu quotidien et à leur avenir, garantisse la stabilité de notre pays et lui ouvre des horizons prometteurs, renforçant ainsi ses chances de connaître un développement global et durable.

« l’Alliance pour la Citoyenneté et l’Egalité »

SPIP | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © Andreas Viklund sous Licence free for any purpose